école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

Juin 2012

Jeune entier lusitanien dans son année de 5 ans (né fin juin 2007) Teimoso est un fils de Carinho des Noés (par Par Xa MDP et Teimosa CIP), cheval avec lequel je suis sortie en Grand Prix et avec lequel j'ai gagné le Championnat de France de RLM.


© cheval-savoir

La mère de Teimoso est Ufana II (par Campanario II FLV et Janota FLV), issue des lignées Lobo de Vasconcellos, née au Portugal et labellisée France Dressage.


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Il toise 1,63m. Son modèle est harmonieux avec une très belle ligne de dessus, une encolure parfaite. Son pas est bon. Son trot comme celui de son père est d’une amplitude et d’une suspension peu commune. Son galop facilement effréné nécessitera un long travail pour se normaliser. Il est généreux, très réactif et exige une équitation d’assiette, mains et dos en accord parfait avec sa bouche. Il ressemble donc beaucoup à son père bien que plus petit et plus léger.


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Je vais donc devoir prévenir les petits défauts inhérents à cet excès de générosité et essayer de contrôler au mieux son exubérance naturelle.

Teimoso est arrivé il y a 6 semaines, déjà bien débourré. Il avait un comportement d'entier très accusé, et a mis une semaine à se « normaliser», sans « hurler » en sortant du box, sans s’agiter frénétiquement dès qu’il croisait un rival.


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Dès son arrivée, il a été quotidiennement au paddock, ce qui est très important pour son équilibre. Teimoso trottant calmement en longe montre, après avoir jeté son feu, des foulées amples et rondes avec un impact au sol qui provoque une suspension impressionnante. Comme tous les chevaux de sang, le galop le met en transe et si on l’y abandonnait, terminerait dans l’épuisement.

Devant son excitation, l’encolure dressée au maximum, et en dissipation totale en début de séance, j’ai pris la décision de le longer toujours en chambon, le plus lentement possible, pendant 20 minutes tous les jours. L’effet a été tout de suite positif, et monté, il étire progressivement son nez en avant et vers le bas.


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Dans un premier temps, je lui apprends à se décontracter, à se régulariser. Je n’hésite pas à passer une demi-heure ou plus à remonter son dos par extension de son encolure au trot lent sur des grands cercles. Je le ploie autour de ma jambe intérieure à la sangle, ma main rendant aux premiers signes d’étirement. Bien sûr, il en profite pour précipiter. Inlassablement, je le reprends en redressant mon buste, en fermant mes adducteurs avec le moins d’action possible sur la bouche. J’alterne de fréquents changements de main.

Au fil des jours il y parvient de plus en plus rapidement. J’entrecoupe de pas dans lequel il doit rester parfaitement sur sa ligne et maintenir la cadence que j’ai choisie. La rigueur est fondamentale, il ne faut pas se laisser distraire car en une fraction de seconde, son attention est perdue !


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L’excitation d’un arabe ou d’un anglais se traduit en général par une projection typique des antérieurs. Ils rasent le tapis. Chez l’ibérique, elle provoque au contraire un relèvement des membres avec souvent une hyperflexion excessive des articulations qui donnent, tant qu’ils ne sont pas confiant et décontractés, des allures frénétiques. La négligence à ce stade altère définitivement leurs allures.

Son galop est piqué par exubérance et perte d’équilibre. Meilleur est le trot avant son départ, meilleurs seront les premières foulées de galop, même si elles sont extrêmement éphémères. J’ai donc pris la décision de commencer à lui demander les départs au galop du pas sur des voltes de 10 mètres avant et dans le coin pour le canaliser et pour qu’il ne puisse pas échapper. Je fais quelques foulées et je repasse au pas à la voix et l’assiette avec très peu de main. Cela vient progressivement...