école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

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Légèreté.

Voici un an , je vous ai envoyé le premier de sept courts messages ,un peu philosophiques, un peu techniques. Ils indiquaient les conditions requises pour atteindre cette légèreté qui est à l'état natif chez le jeune cheval proprement débourré.

C'est d'elle que nous allons parler en tentant d'approcher les savantes définitions des Maîtres. "La légèreté se reconnaît à l'absence de résistance" dit l'un, "C'est la flexibilité élastique et moelleuse de tous les ressorts" dit l'autre. "C'est lorsque le cheval sans peser ni battre à la main, a l'appui ferme, léger et tempéré" dit La Guérinière.

Nous n'irons pas plus loin dans l'énonciation de ces vérités et allons définir la légèreté dans ses divers états. Des légèretés


Des Légèreté.

La gamme des équilibres des chevaux montés va de celui qui se déplace avec sa ligne de dessus étirée , de la nuque à l'insertion de la queue, des allures dans lesquelles il rapproche ses bases de sus tentation (les membres)jusqu'aux allures où il les fléchit et les relève.

On peut qualifier le premier équilibre de naturel et horizontal, le second de rassemblé dont l'expression la plus poussée est le piaffer par rapport au pas, le passage par rapport au trot et le galop sur place par rapport au galop ordinaire . Entre ces deux extrêmes se trouve la gamme complète des équilibres et par conséquent des légèretés.

Le Maître Oliveira , lorsqu'on lui demandait de définir ces légèretés répondait:"c'est une question de centaines de grammes et jamais de kilos".

La première légèreté est celle du jeune cheval fraîchement débourré. Il n'accepte jamais spontanément le poids de l'homme sur son dos et l'acier du mors dans sa bouche. Les mouvements inévitables du corps et de la main ajoutent à son stress. On atténuera ces conséquences par la souplesse de l'assiette et le tact des seules phalanges. A la sollicitation des muscles lombaires, de la tension du bassin, le cheval étendra ses foulées, remontera son dos , allongeant son encolure en avant et vers le bas.

C'est le temps du contact atténué par le jeu moelleux des doigts vers le bas, le "prendre et rendre" du Nuno Oliveira qui donnera une nuque décontractée et fléchie. Il couvre les deux premières années du dressage d'un cheval de trois ans et demi dans le premier équilibre l'horizontal.

Michel Henriquet, Mars 2007.