école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

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Le Dos et Les Hanches : Facteurs d'Assiette.

L'assiette ne peut être utile avant d'être stabilisé.

L'équitation de dressage est la seule dans laquelle le cavalier demeure rigoureusement assis et pour cause : l'assiette a le double rôle d'absorber les chocs résultant de la percussion des membres au sol et de transmettre avec le concours du contact du haut de la jambe et des phalanges, les volontés du cavalier.

Rien d'étonnant par conséquent que des cavaliers pratiquants d'autres disciplines doivent se plier à une véritable rééducation fonctionnelle de leur ensemble dos-bassin sans laquelle les premiers mouvements du support cheval vont amplifier instantanément l'agitation des organes de transmission que sont les jambes, les doigts et l'assiette elle-même.

Ces éléments de nos plus discrètes volontés qui vont établir cette fameuse communication peuvent, à la moindre maladresse devenir de vrais parasites du rythme et de la cadence. La grâce, le brillant et la légèreté s'éloignent.

Il est étonnant que les ouvrages des Maîtres contemporains aient omis cet élément essentiel qu'ils considéraient sans doute comme allant de lui-même, permettant la confusion entre l'assiette fine de l'écuyer et la solide  "pince" du sportif. Le Maître Oliveira exécutait le cavalier instable  de cette phrase définitive : "son dos ne marche pas, il n'est pas assis à cheval". Peut-être êtes-vous déçu par la banalité de cette recommandation. Sachez cependant que la position considérée comme la meilleur au monde est celle des écuyers de l'Ecole de Vienne. Elle est forgée par deux ans de travail en longe sous le contrôle d'un ancien.

J'entends encore le Dr R.Klimke, multiples fois champion olympique et champion du monde, de retour d'une visite à Nuno Oliveira me dire : "le dos, une fois encore l'équitation c'est le dos !".