école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

Juin 2013

Le dressage d’un cheval s’établit en différentes phases qui correspondent à son áge, à ses qualités et à celles de son écuyer. Nous avons débuté la formation de Teimoso en mars 2011, il était déjà débourré et ágé de 5 ans.

 

Le moment est donc venu d’établir le bilan d’une entreprise qui fut comme toujours, passionnante et souvent heureuse.

Les formes de Teimoso se sont affirmées dans le sens de l’élégance et de l’harmonie propre à sa race. Son caractère généreux et enjoué, son attention toujours portée à comprendre son cavalier, n’ont fait que progresser. Tonique et réactif, il monte facilement en puissance mais demeure à tout instant à l’écoute. Il revient à son pas vif et ample aussitót que cela lui est demandé. Après une heure de gymnastique, il ne donne aucun signe de fatigue et conserve son impulsion de la première minute.

Depuis quinze jours il fait le tour de la carrière aux transitions piaffé/passage avec un relèvement des gestes et un abaissement des hanches spectaculaires.

En extérieur, il exprime sa joie de vivre quand nous l’y autorisons et revient à sa concentration dès le retour au manège. Il possède tous les attributs de ses origines et peu de ses travers.

Nous avons d’abord cherché un minimum de stabilité et de décontraction aux trois allures, ce qui n’est pas toujours évident dans le patrimoine des chevaux lusitaniens et pourtant indispensable dès que l’on débute les exercices. Sa relaxation est excellente au pas allongé comme au pas de travail méme légèrement rassemblé ; elle est satisfaisante au trot, dans les transitions allongées et rassemblées, plus délicate au galop.

 

Les cessions latérales par le seul effet de l’assiette

Nous avons beaucoup travaillé Teimoso sur des cercles parfois répétés et avons obtenu progressivement la flexion de la nuque puis de l’ensemble, à chaque main, ce qui nous a permis de rentrer dans les cessions latérales à la jambe par le seul secours de l’assiette. Les épaules et contre-épaules en dedans ont suivi dans la foulée, et assez facilement ensuite les appuyers aux trois allures.

 

Cette amélioration se ressent dans les transitions pas de travail / pas allongé, dans lesquelles l’encolure se déroule et le pas s’amplifie aussi bien que dans le pas rassemblé dans lequel il ne trottine et ne précipite plus.

Il en va de méme au trot où nous parvenons à une bonne distinction des cadences gráce aux épaules en dedans alternées avec les contre-épaules, avec hanches en dedans et en dehors. Sa cadence est spectaculaire. Les appuyers aux trois allures sont maâtrisés avec des hanches bien parallèles au grand côté.

 

Lorsque nous abordons les enchaînements, il arrive qu’il s’excite encore, se contracte et remonte son encolure. Nous revenons aussitót aux étirements sur des cercles dans un pas lent et ample.

 

Encore quelques problèmes au galop

Le galop a une tendance à chauffer au bout de quelques instants et ses foulées perdent alors l’amplitude que nous avons gagnée chaque mois depuis nos débuts. Le temps de projection se raccourcit et les membres frappent le sol. Nous revenons alors aux grands cercles de 20 mètres avec une moitié en épaule en dedans et l’autre en hanche en dedans. Il faudra encore un certain temps pour conserver la sérénité dans cette allure et dans ses airs.

 

Ce qui est remarquable avec Teimoso, c’est que sans jamais l’avoir forcé, nous voilà au quatorzième mois de dressage, et qu’il esquisse tous les airs savants avec vigueur et enthousiasme, même au galop.

Depuis quinze jours il fait le tour de la carrière aux transitions piaffé et passage avec un relèvement des gestes et un abaissement des hanches spectaculaires. Malgré l’exubérance de son galop, il donne facilement les changements isolés et de bonnes demi-pirouettes au galop, obtenues suivant le procédé de l’école de Vienne (demi-pirouette puis croupe au mur et pirouette face au coin).

 

Pour retrouver le calme au galop, nous prenons une serpentine et repassons au pas lent après avoir inversé le pli du tourner quand nous croisons la ligne du milieu. Nous repartons ensuite sur le pied du nouveau pli et cela à plusieurs reprises. Quand il est calme, nous redemandons un changement. Les appuyers au galop sont encore un peu irréguliers dans leur rythme et leur direction.

Voila le bilan d’un travail que nous avons partagé avec vous au fil de ces quatorze mois. Cela a été pour nous le même plaisir chaque fois renouvelé...

 

Travail des changements de pied.

 

Étude du piaffer et du passage.

 

Recherche du galop pour la pirouette.

 

Étude de la pirouette au galop.