école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

Avril 2013 : Le temps de faire et de parfaire

Beaucoup de choses sont acquises : il faut maintenant les perfectionner. Le travail méthodique continue, au trot et au galop notamment, éviter certains pièges dans lesquels le cheval risque encore de tomber, améliorer le contact sur le mors qui reste encore instable, et surtout donner au temps le temps « de faire, et de parfaire ».

Je continue en début de séances à passer vingt minutes au travail d’étirement. La stabilité sur le mors reste difficile, elle se maintient quelques foulées puis sur un bruit ou un changement d’incurvation ou une modification involontaire de la cadence, elle se rompt en s’accompagnant d’une remonté de la nuque. Il faut alors recommencer. Il faut donner au temps le temps de faire et de parfaire.

 


Etude de la pirouette.

 

A la fin, je prends le galop sur des cercles, sur des serpentines avec la boucle au galop à faux en contre-pli et sur des lignes du quart, tout en conservant le corps du cheval bien droit, des flexions d’encolure lentes à droite et à gauche tout en conservant la même cadence.

Au trot de travail, les assouplissements

Alternance d’épaule en dedans et d’appuyers, de hanches en dedans et en dehors sur les grands côté mais aussi sur des cercles avec recherche des la conservation du rythme du trot dans l’entrée des figures et pendant l’exécution de celle-ci.

 

Enchainement appuyer / épaule en dedans au trot.

 

Toujours bien déterminer avant d’entrer dans un exercice où on le commence mais surtout où on le finit. En effet, quand on fait appuyer sur la diagonale vers « X » et retour à la piste en cession, on y revient plus vite qu’on y a décollé. L’appuyer avance trop et la cession pas assez. Le redressement à mi-parcours d’un appuyer ou d’une cession sur une ligne droite parallèle aux grands côtés à tout moment est très important pour travailler le contact.

 

Recherche de la cadence au doux passage.

 

Toute cette gymnastique contribue à faire partir les torsions de nuque, les résistances sur une rêne plus que sur l’autre (les chevaux forcent fréquemment à droite et se mettent dans le vide à gauche).

Ne pas rester longtemps dans une même figure, que quelques foulées, car les chevaux apprennent à « s’armer » contre. Si c’est bref, il réalise que l’effort à fournir le sera aussi et il s’y décontracte.

 

Assouplissements au galop

Au galop, les assouplissements sont aussi importants. Teimoso doit donner ses hanches à volonté comme prendre un appuyer du milieu de la longueur vers le milieu de la largeur sans freiner, ni remonter sa nuque. Un excellent exercice est de faire l’escalier de la diagonale : appuyer après le coin sur trois foulées, redresser, puis de nouveau appuyer.

 

Travail des changements de pied.

 

Les changements de pied, toujours isolés, sont demandés dans diverses situations : sur la diagonale mais aussi sur la ligne du quart de juste à faux, sur des grands cercles et à l’issu d’un appuyer juste après avoir redressé.

 

Etude du piaffer.

 

La préparation aux pirouettes par la recherche de transitions vers le galop rassemblé ainsi que des demi-voltes hanches en dedans de plus en plus serrées, des départs au galop à partir de la pirouette au pas en tenant bien les hanches.

 

Travail de la pirouette au galop.