école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

Janvier 2013

C’est l’hiver, il fait froid et Teimoso est parfois très vif en extérieur !

Parallèlement continue le travail méthodique, à la longe, en selle et à pied. Recherche du perfectionnement du contact, des transitions et des départs au galop, préparation les changements de pied... Et effectivement, le premier changement de pied a eu lieu !

En extérieur Teimoso devient de plus en plus joueur en prenant comme prétexte la présence du chien (qui nous accompagne toujours depuis leurs débuts) en courant dans les sous-bois. Il fait d’un seul coup une embardée violente d’un côté ou de l’autre, suivie de quelques bonds. Je le contrôle immédiatement en le mettant en épaule en dedans sans qu’il échappe au pli et en tenant bien ma jambe intérieure. Des demi-arrêts à répétition l’empêchent de fuir. à chaque sortie, j’anticipe ses réactions et les limite au mieux afin qu’il n’apprenne pas à déstabiliser le cavalier.


Tenir un arrêt droit et calme, contact léger... avec ce jeune cheval très généreux et impulsif.

Je ne commence pas les séances tous les jours de façon identique. Soit je promène Teimoso, soit je le détends en piste avec le travail en extension d’encolure déjà expliqué précédemment, soit je le longe puis je le prends au travail à pied.

Extensions et flexions d’encolure doivent être obtenues sans altération de la cadence et de la direction

En longe j’utilise un gogue, ou des rênes coulissantes attachées à la sangle, passant dans l’anneau du mors et fixées basses à la sangle de chaque côté, assez longues pour qu’il puisse étendre son nez vers le sol. Je lui demande, au trot calme, de diminuer le grand cercle jusqu’à une volte de 6 mètres en poussant les hanches délicatement en dehors, ensuite j’agrandis la courbe en posant verticalement ma chambrière à son épaule jusqu’au grand cercle qu’il termine au galop.


En haut, cession à la jambe à droite ; en bas, cession à la jambe à gauche.

 

Le travail à pied

Au travail à pied, je me place à la hauteur de son épaule. Il doit apprendre à rester à la piste (je le pousse, tout en tenant ma rêne extérieure, avec ma main intérieure vers la paroi), je le maintiens dans la même cadence au pas écouté et la même attitude : encolure soutenue avec chanfrein vertical et bout de nez orienté à l’intérieur.


Travail à pied : arrêt droit.

J’entrecoupe d’arrêts, lesquels sont corrects, c'est-à-dire d’aplomb lorsque tous les critères précédents sont réunis. à partir de là, les voltes avec le contact égal pour qu’il ne dérape pas, puis les cessions à la jambe en avançant bien, les flexions d’encolure à la piste à droite et à gauche sans qu’il perde équilibre et cadence, l’épaule en dedans avec maintien d’un angle constant, avec des arrêts.


Travail à pied : en haut, épaule en dedans à gauche ; en bas, épaule en dedans à droite.

Monté, selon les jours, il est plus ou moins stable dans son contact. à l’issue du travail, des transitions croissantes et décroissantes dans le trot et dans le galop, il s’améliore. Je veille à être toujours en épaule devant pour que la poussée des postérieurs passe par son dos vers ma main qui doit être fixe et moelleuse.

 

Encolure basse ou soutenue

On doit également pouvoir mettre sa tête à n’importe quelle hauteur, pour cela au trot sur des grands cercles mais aussi dans des épaules en dedans, je lui demande en baissant bien mes mains de se mettre en extension d’encolure sans perdre l’équilibre et de reprendre la position normale à volonté. Comme les flexions d’encolure, on doit pouvoir les obtenir sur une encolure basse mais aussi avec une encolure soutenue sans altération de la cadence et de la direction.

Pour ce faire, le cavalier doit rester absolument en équilibre, ne pas s’incliner pour regarder.


Le travail d’épaule en dedans est entrecoupé d’arrêts dans cette attitude.

Lorsque je demande une transition au pas rassemblé dans une épaule en dedans ou une hanche en dedans au trot à la piste ou sur un cercle et que je repars, il faut que Teimoso conserve la rondeur de sa nuque et l’incurvation, afin qu’il puisse remonter son dos. Il ne faut pas qu’il sorte un tant soit peu de la main. Recommencer la transition jusqu’à ce qu’elle soit bonne.

 

Adapter la cadence

Il est essentiel de toujours adapter la cadence. Surtout, si l’exercice est nouveau, celle-ci doit être lente. Lorsque notre élève devient plus habile, nous pouvons lui demander une cadence plus soutenue et plus tard lorsqu’il sera plus rassemblé (postérieurs sous la masse ou engagés tout au long de l’exercice) nous pourrons lui demander d’être plus actif, c'est-à-dire d’avoir plus d’impulsion sans aller plus vite. Son geste va gagner en élévation et en élasticité. Il va dépenser vers le haut l’énergie qui le poussait vers l’avant.


Au début du trot rassemblé, la cadence doit rester lente.

Au galop, je commence à penser sérieusement aux changements de pied. Il est mûr. Il fait bien les départs juste et faux, à partir du pas, sur les cercles et lignes droites, il donne bien ses hanches dans les têtes et croupe au mur ainsi que dans les appuyers ; même si on lui demande de les démarrer du milieu de la longueur et il se redresse à volonté dans une bonne rectitude. Il galope sans contraction sur le pied gauche plié à droite et inversement. J’ai tenté hier le premier changement, il a passé à chaque main en un temps sans affolement ni contraction.


Déjà l’étude du doux passage...

Toujours à la fin, recherche du trot rassemblé et une fois obtenu, des petites transitions vers le trot moyen et retour. Nous devons le retrouver immédiatement (pas toujours facile !). Des transitions pas et départs très actif au trot sur 3 foulées et retour au pas calme. Des arrêts simples et des arrêts suivis de reculés puis départs au trot. Tout cela « mixé » avec une mise en main dominée, la tête basse. La diagonalisation se dessine tout naturellement…