école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

Septembre 2012


Catherine travaille régulièrement sous les conseils de son mari.

Lorsque je m’absente pour participer à un concours international, souvent 4 à 5 jours, Teimoso est détendu par une de nos monitrices sous le contrôle de mon mari. Les dernières fois, je l’ai senti troublé par des aides nouvelles et à mon retour, il était déchainé, caracolant et bondissant. Nous avons décidé de le longer et de le mettre au paddock lorsque je ne suis pas là.


Une vraie complicité s’est tissée entre Catherine et Teimoso,
qui supporte mal d’être monté par d’autres cavaliers.

Dans sa détente, en extension d’encolure au trot il est encore difficile à stabiliser et remonte parfois sa tête aux bruits ou aux changements de direction. Il est plus régulier à droite, car naturellement plus tendu qu’à main gauche. à cette main, il s’hyper fléchit pour se soustraire à cette rêne. Pour y remédier, je le mets en cercle en contre incurvation tout en conservant le contact à gauche lorsque je le plie à droite. Je le redresse ensuite par un cercle à gauche avec peu de pli. Je termine toujours au galop libre pour retrouver son équilibre naturel.


à la longe, le travail en étirement induit par le Gogue.

Ensuite je passe au trot de travail avec l’encolure horizontale et des transitions douces. Je ralentis sur quelques foulées en conservant son impulsion et sa mise en main puis repart en avant sans précipitation, je reviens progressivement au trot de travail.


Recherche au trot de travail de la rondeur de la nuque avec des transitions vers
le raccourcissement, puis vers l'allongement en conservant strictement le même rythme.

© cheval-savoir

Je fais la même chose à l’autre main avec 4 ou 5 foulées au trot moyen et reviens au trot de travail. Tout cela sur des lignes droites et courbes, son encolure doit se remonter en restant ronde. Les transitions trot de travail - galop de travail en légère épaule en dedans sur de grands cercles s’enrichissent mutuellement si on prend soin qu’il n’accélère pas à la demande du galop, de même lorsqu’il repasse au trot, j’exige qu’il garde l’équilibre par des demi-arrêts pour qu’il ne tombe pas sur les épaules.


Cessions à la jambe au trot enlevé. © cheval-savoir

J’ai commencé l’enseignement des pas de côté par la cession à la jambe en doublant au milieu de la largeur en C et sur une diagonale CP à main droite. Par la suite, au milieu de cette cession, j’effectue une rotation des hanches autour des épaules autour de l’antérieur droit et poursuis en cession jusqu’à la piste. Exercice très utile, mais d’une exécution délicate.


Demande d’un départ au contre-galop à droite : Teimoso refuse en soulevant la croupe !
© cheval-savoir

Je débute l’épaule droite en dedans sur le début de la longueur par rotation de mes hanches de gauche à droite, ma rêne extérieure contient et dirige l’avant-main, ma rêne intérieure tient le pli ainsi que ma jambe intérieure qui garde les hanches à la piste. à la moindre difficulté au lieu de redresser le cheval par la force, je la replace en épaule en dedans par une petite volte. Lorsque ces exercices sont compris au pas, je les prends au petit trot en évitant l’excès d’obliquité par le contrôle des trois pistes et l’excès d’incurvation d’encolure. L’épaule en dedans n’est pas la tête en dedans.


La contre-épaule en dedans au trot, cheval nuque décontractée et ronde.
© cheval-savoir

Au galop, sa cadence devient plus régulière, moins précipitée et plus contrôlable. Je commence sur les longueurs des flexions à droite et à gauche tout en maintenant le corps du cheval bien droit et en tenant impulsion et équilibre. Ces exercices deviennent faciles et réguliers. Je vais aborder les lignes brisées et courbes au galop qui prépareront le contre galop.


Pas rassemblé pour préparer le départ au galop à droite.

Tous mes chevaux passent 4 à 5 heures au paddock avant ou après leur travail. Les paddocks sont autour de la grande carrière et Teimoso est habitué aux jeux des autres entiers. J’ai l’habitude d’effectuer 2 ou 3 fois par semaine une promenade d’une demi-heure avant le travail. J’ai commencé cette semaine avec lui d’abord autour de la propriété qui fait 20 hectares clos et puis dans la nature. Il est calme et attentif à l’environnement. Si une chose l’inquiète, il va droit dessus. Quand il se sent un peu loin, il hennit et fait quelques gambades quand il retrouve les copains à son retour. Même dehors je reste vigilante à contrôler une rectitude adaptée et les cadences.

ù*


Après une résistance, je pousse ses hanches en le fléchissant
beaucoup pour qu'il cède dans la décontraction.

© cheval-savoir