école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

La mise en main.

La mise en main est le préalable à la légèreté qu'elle accompagne jusqu'au rassembler.

Le jeune cheval monté dans son équilibre naturel, l'encolure encore horizontale mais la nuque fléchie, la mâchoire décontractée et légère, les hanches actives sous la masse, est déjà en main bien que son ramené ne soit pas encore « complet » et son rassembler inexistant. Il faudra plusieurs mois d'exercices élémentaires menés par une main subtile et la tension d'un dos souple pour que le jeune animal accepte de poser sa bouche confiante sur des doigts légers.

Le deuxième stade de la mise en main débute, lorsqu'à la sollicitation des muscles lombaires, le cheval relèvera ses foulées en remontant son dos et les étendra en l'étirant, l'encolure et le nez en avant et vers le bas.

A ce stade de la recherche de transitions en foulées énergiques, la mise en main légère ne peut se concevoir qu'avec un minimum de soutien des actions alternées mains et jambes.

La mise en main atteindra son sommet avec le ramener complet  et léger : la nuque fléchie, point le plus haut des cervicales, le chanfrein légèrement devant la verticale, les hanches souples engagées sous la masse. Le fonctionnement  de l'ensemble des moyens du cheval représente « le témoignage d'ajustement parfait des forces en mouvement » Général Decarpentry.

Tels  sont les objectifs déterminés par les maîtres français et allemands, de L'Hotte à Decarpentry , de Steinbrecht à Müseler et Podhajsky que semblent ignorer, dans leur abominable dépravation, nos dompteurs médaillés.

Michel Henriquet, Juin 2006