école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

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Passion

La passion équestre est cette impulsion spirituelle sans laquelle on ne franchira aucune des passes parfois désespérantes de difficultés, qui attendent l’écuyer toute son existence.

Cet enthousiasme mêlé aux moments de doute témoigne de la découverte d’une partie inconnue de nous même et permet la mise à l’épreuve de réflexes et de moyens que nous mettons rarement en jeu dans la vie ordinaire.


Réalisation

Voici comment on peut définir ce qui caractérise le dynamisme, l’harmonie des gestes équestres et la légèreté.

De la position commune du couple cavalier-cheval résulte la création et l’intensité du mouvement, c’est à dire l’utilisation de l’impulsion et la variété des équilibres.

L’impulsion doit être considérée comme une qualité innée que l’écuyer affine, canalise et libère. Il n’en créera jamais davantage que le cheval n’en possède.

De la combinaison de l’ensemble position-impulsion naîtront les allures et les airs.

A la position déterminante s’ajoutent les gestes minimaux, les aides qui en précisent la direction et les variations. La cessation momentanée de ces gestes avec le maintien de la tension lombaire correspond à la « descente de main et de jambe » autrement dit à la cession. Elle prend effet lorsque le cheval conserve l’attitude et la cadence demandées sans autre action que la position tonique du cavalier, le contact des rênes réglées à leur demi-tension. C’est l’incidence sur l’assiette de la flexion longitudinale ou latérale des vertèbres lombaires. Elle est la base fondamentale de la légèreté.

Cette définition de l’idéal équestre a déjà été donnée par les écuyers novateurs et auteurs qui jalonnent le long fleuve équestre depuis Salomon de la Broue à nos jours. Les Maîtres, dans leur grand talent, ont oublié de souligner que ces principes n’étaient que poésie si ils ne reposaient pas sur le fonctionnement parfait d’un dos magistral.

Michel Henriquet, Février 2006