école de Dressage de Michel et Catherine Henriquet

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le 10/12/2014 à 22:15

Quelques images, des moments particuliers, tournent en ma m?moire. Et me revient cet ?crit ? la suite d?une visite en 2005 :
"Il est venu s'asseoir avec nous, commente, raconte, s'enflamme, digresse, revient, avec la m?me l?g?ret?, la m?me douceur qui ?manent des centaures ?voluant sur la piste. Pour appuyer la r?ponse ? une question, il n'h?site pas ? demander tel exercice au cavalier qui travaille.
On s'impr?gne, on engloutit, on accumule, on prend en bloc, on diss?quera plus tard et l'on esp?re que notre cerveau retiendra quelques infimes bribes ? retranscrire dans notre propre corps au fur et ? mesure de notre travail ? cheval. On d?taille un geste, rectifie une croyance, imprime un mouvement. Pourvu que l'on se souvienne du maximum.
Le sentiment immense d'avoir re?u est le plus grand des espoirs pour tendre vers ce ? quoi l'on croit.
Le?on ?questre et de vie, de rigueur, d'ardeur calme; souplesse et tonicit? du dos comme de ses actions, de ses pens?es. Rassembler ses id?es, ses gestes, son corps et concentrer ses d?sirs sur les muscles dorsaux et son souffle de vie, et ainsi rassembler son cheval. Travailler sur soi pour le travailler; gr?ce ? nos chevaux, devenir ?tre dans sa compl?tude; ?tre ? son cheval pour ?tre ? soi-m?me et aux autres."

Je le qualifierai volontiers d'humaniste ?quin.
Claire la Gapounaise.
 
le 10/12/2014 à 17:24

Nous ?tions encore il y a fort peu chez lui.

Comme il semblait aller bien, malgr? les ennuis de sant? inh?rents ? l??ge. Il fallait courir pour le rattraper lorsqu?il marchait, tant son pas ?tait vif. Il fallait serrer les fesses lorsqu?il conduisait sa voiture, parce qu?il roulait ? vitesse prohib?e tout en vous racontant une ou deux de ces anecdotes dont il ?tait si friand. Il fallait le voir d?guster son couscous, un plat qu?il appr?ciait particuli?rement. Sa conversation intarissable nourrissait la tabl?e mieux que n?importe quel d?lice. Catherine l??coutait, pas toujours d?accord, car il n?en avait pas fait un triste ?pigone.

Nous n??tions pas, nous non plus, toujours d?accord et c?est peu dire. Mais, que l?on soit petit ou grand, pourvu qu?on mont?t, il se montrait curieux de vous. Peu lui importait qu?on l?aim?t, il n?avait plus l?app?tit des disputes, m?me s?il pouvait s?emporter encore pour un appuyer trop comme ceci ou trop comme cela.

Il offrait son man?ge ? toute personne, pourvu qu?elle f?t praticienne, car de philosophie sans action il ne voulait plus. Il avait bataill? ferme dans sa vie, il avait eu le verbe dur parfois, il admettait s??tre montr? injuste avec quelques-uns, mais ? son pire d?tracteur il aurait confi? son meilleur cheval pourvu que celui-ci d?montr?t ses principes en selle.

? Piti? pour mon cheval ! ? avait-il un jour implor? ? destination d?une cavali?re qui martyrisait la bouche de Miguelista, et il avait joint les deux mains com
 
le 20/04/2011 à 11:03
Jean-Philippe (Laon, France)

Je bénis ce jour de février 1978 qui m'a fait pousser un peu par hasard la porte du petit manège de Bailly...

Michel fut pour moi un Maître au sens noble du terme. Si je suis devenu celui que je suis aujourd'hui, c'est avant tout à lui que je le dois, parce que, plus que mon équitation, c'est ma vie qu'il a marquée.

Avec toute mon amitié fraternel à Catherine.

Jean-Philippe
 
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